
Noël se commande plusieurs semaines à l’avance. Ce qui reste de l’été, de la rentrée ou de la collection d’il y a deux saisons occupe encore un rayon, un carton, parfois la réserve entière. Le réflexe est de tout baisser, ou de tout garder « au cas où ». Les deux coûtent cher. Le premier abîme la marge des produits qui se vendent encore. Le second bloque l’argent et la place dont vous aurez besoin pour les fêtes.
Une fin d’après-midi suffit. Vous sortez le stock dormant, vous faites trois piles, vous décidez avant de rappeler le fournisseur.

La première pile, ce sont les pièces qui ne se vendront pas mieux pendant les fêtes. Le tee-shirt d’été, la couleur qui n’a pas pris, le format dont vous avez encore vingt unités pour une rotation de deux par mois. Le garder jusqu’aux soldes d’hiver, c’est payer la place en réserve pendant des semaines.
On ne parle pas de soldes. Les soldes sont deux périodes de quatre semaines, l’une en hiver, l’autre en été, fixées par arrêté. En dehors de ces dates, le mot « soldes » et ses dérivés sont interdits. L’amende va de 15 000 € pour un entrepreneur individuel à 75 000 € pour une société.
Vous pouvez en revanche faire une promotion, un déstockage, une vente privée. L’opération reste occasionnelle et courte. Le prix barré ne s’annonce que si vous pouvez montrer le prix le plus bas pratiqué dans les trente jours précédents. Gonfler le prix la semaine d’avant pour afficher une forte baisse est une pratique trompeuse. Gardez le ticket, l’étiquette ou l’extrait de caisse.
Descendre sous le prix d’achat n’est pas libre. La revente à perte est interdite, avec des exceptions : les soldes, mais aussi les fins de saison, les produits démodés ou les produits périssables menacés d’altération. Avant de passer sous le coût, vérifiez que le cas entre dans l’une d’elles. Une baisse de 20 à 30 %, au-dessus du prix d’achat, suffit souvent à faire tourner la première pile avant les fêtes.